HISTORIQUE DU RÉSEAU DE THERMOGRAPHES CÔTIERS

 

La mesure de la température des eaux de surface (i.e. des 30 premiers mètres) a débuté vers le début du 20 ième siècle sur la côte de l'Atlantique. Ce n'est toutefois que vers la fin des années 1970 que débutait à l'Institut Océanographique de Bedford le suivi de ces températures dans le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent. Ce programme faisait suite aux demandes des gens de l'aquaculture et des pêches côtières. Aujourd'hui, c'est l'Institut Maurice-Lamontagne qui assume le suivi de la température des eaux du golfe. Depuis 1993 des stations de mesures ont été établies de façon à mieux observer les tendances à long terme du climat marin. Les données recueillies dans le cadre de ce programme serviront aussi à observer l'évolution à court terme de la température en fonction des marées ou des tempêtes. Les mesures de températures peuvent par ailleurs répondre à des besoins immédiats tels que les programmes de recherche sur les pêches côtières ou la qualité du milieu marin.

Utilité pour la télédétection

Outre le suivi des conditions environnementales, le réseau de thermographes sert aussi à étalonner les images de télédétection provenant des satellites météorologiques NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). Le laboratoire de télédétection de l'Institut Maurice-Lamontagne dispose en effet d'une station de réception permettant d'acquérir ces images en temps réel. Ce groupe de recherche a toutefois besoin d'un suivi de l'évolution saisonnière des températures de surface de la mer, afin de vérifier la qualité des produits du système d'analyse d'images. Le système calcule la température de surface de la mer en s'appuyant sur des algorithmes développés par la NOAA. Ces algorithmes étant toutefois développés à partir d'informations provenant de bouées situées en milieu océanique l'atmosphère au-dessus de ces bouées n'est pas représentative des conditions plutôt continentales du golfe du Saint-Laurent. Il importe donc de disposer d'un réseau de mesures précises de températures de surface dans le golfe du Saint-Laurent pour effectuer la comparaison avec les résultats du système d'analyse d'images et de vérifier la qualité de ce dernier. Pour des comparaisons plus fiables, les mesures doivent provenir de régions aussi variées que possible et couvrir l'ensemble des valeurs mesurées par le satellite. Les sites doivent aussi se situer suffisamment loin de la côte pour éviter que le satellite ne confonde le rayonnement émis par les côtes avec celui émis par la surface d'eau. Il est important que les résultats des analyses des images satellites soient aussi près que possible de la réalité, car ils servent à vérifier diverses hypothèses climatiques telles que le réchauffement global.

 

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